Le bonheur forcé

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La méditation, un antidote puissant

Par Sébastien • 1 min

✏️ Cet article fait partie des chroniques philosophiques écrites par Sébastien Sors, notre Directeur Pédagogique. Pour les recevoir en avant-première chaque vendredi matin à 8h, inscrivez-vous ici.

 

Depuis presque cinq ans, j’ai pris l’habitude de méditer tous les matins, après mon petit déjeuner.

Ma méditation est simple : je m’assois confortablement sur une chaise, je ferme les yeux et j’observe. 

J’observe ma respiration, mes sensations corporelles et les sons autour de moi. Et puis au bout d’un moment, le sourire vient. Ce n’est pas un sourire de joie, ni un sourire forcé, c’est un sourire simple qui dit que je suis ici, maintenant et vivant. J’aime cet instant parce qu’il n’y a rien à ajouter. Mais à un moment le sourire se dissipe, je le vois partir et je voudrais qu’il reste. J’étais tellement bien.

Alors je le force à rester. Le sourire naturel se transforme en un sourire qui fait mal aux joues et je sens qu’il y a quelque chose de faux.

Que se passe-t-il donc ? Il est passé où le bonheur ?

Je me rends alors compte que je tombe dans le bonheur forcé, le bonheur voulu, le bonheur si critiqué dans ce nouveau livre, Happycratie.

Alors j’arrête de le vouloir. Je laisse ce sourire tomber, j’accepte d’être triste, j’accepte d’être lassé, j’accepte d’être fatigué de rechercher le bonheur, j’accepte qu’il ne soit plus là.

Et il revient.