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Pourquoi aimer son métier n’est pas une option

Par Sébastien • 2 min

✏️ Cet article fait partie des chroniques philosophiques écrites par Sébastien Sors, notre Directeur Pédagogique. Pour les recevoir en avant-première chaque vendredi matin à 8h, inscrivez-vous ici.

 

Cette semaine j’échangeais avec une dame qui avait près de 20 ans de métier dans l’horlogerie. Une activité qui la passionnait jusqu’au jour où la boutique dans laquelle elle travaillait mit la clé sous la porte.

N’ayant aucune autre boutique d’horlogerie dans sa région, elle fut alors contrainte de quitter le métier et d’aller de CDD en CDD pour survivre financièrement. Elle s’engage depuis sur des emplois qui ne la passionnent pas et qui plus est, sont instables.

Au fil de l’échange, j’ai compris qu’elle était passée par l’accompagnement classique de la reconversion professionnelle avec un long bilan de compétences. Mais trois années après, elle tournait toujours en rond et n’avait aucune idée du métier qu’elle aimerait exercer.

J’ai alors réalisé que durant toutes ces années elle avait oubliée une chose : redéfinir ce qui la faisait vraiment vibrer.

Une petite étincelle s’est allumée lorsque je lui ai partagé cette idée. Elle n’avait pas l’habitude d’entendre cela, parce que dans une telle phase de reconversion professionnelle, l’extérieur vous suggère rarement de rechercher en priorité du plaisir pour votre prochain métier.

Si la nécessité financière contraint d’exercer des métiers moins plaisants sur du court terme, elle ne doit pas empêcher de continuer de rêver et de construire petit à petit le chemin qui va conduire vers un plein épanouissement professionnel. L’essentiel est de ne pas se tromper d’objectif :

Sur du long terme, on ne recherche pas un métier pour la survie financière. Mais on recherche ce que l’on aime.

Parce que l’énergie que l’on pourra dégager sera le meilleur levier pour apporter de la valeur à la société et donc, s’assurer une sécurité en tous points de vue : finance, réseau & estime de soi.