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Le pouvoir des introvertis

Par Sébastien • 2 min

Je suis introverti. Et je vous avoue que dans notre culture occidentale, il ne fait pas bon d’être introverti. Surtout quand certains dictionnaires donnent en synonyme : autisme.

J’ai mis longtemps avant de comprendre les difficultés de ma façon de penser dans toutes ces situations :

  • où les mots me viennent 5 minutes après le moment où ils auraient du sortir
  • où mes idées intérieures se télescopent et s’embourbent
  • où je passe mon temps à douter quand d’autres passent tout de suite à l’action

Pour comprendre ce qu’est réellement l’introversion et l’extraversion, il m’a fallu me pencher sur les travaux de Carl Gustav Jung. J’y ai découvert que l’introversion n’était pas une maladie mais simplement une autre façon de trouver son énergie psychique.

L’introverti trouve son énergie à l’intérieur de lui : dans ses idées, son imaginaire, ses réflexions, l’écriture.

Il a une certaine indépendance face à l’extérieur que l’extraverti a justement moins. Puisque ce dernier trouve son énergie à l’extérieur : avec les autres, dans l’action et l’expression orale.

Quand un introverti rencontre un extraverti, il se produit donc une incompréhension mutuelle totale. L’un pense que l’autre est autiste, et l’autre pense l’un est superficiel.

Si l’on dépasse ces jugements hâtifs, on se rend compte de la complémentarité incroyable de l’un et de l’autre. Et notamment du pouvoir indispensable qu’a l’introverti dans notre monde en crise : celui de réfléchir et de réimaginer en profondeur notre monde.

Exit donc les bouts scotch pour réparer le monde, l’introverti s’attaque aux racines des problèmes. En particulier, celui du besoin de sens que nous avons toutes et tous : introvertis ou extravertis.

Pour ma part, c’est le problème que j’ai choisi de résoudre.

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