Passion

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La passion vient en marchant

Par Sébastien • 2 min

✏️ Cet article fait partie des chroniques philosophiques écrites par Sébastien Sors, notre Directeur Pédagogique. Pour les recevoir en avant-première chaque vendredi matin à 8h, inscrivez-vous ici.

 

Quand j’avais six ans je voulais devenir paléontologue pour dénicher des squelettes de tyrannosaures dans les déserts de Mongolie. Avec l’âge mes passions ont ensuite changé, dans mon adolescence je passais des heures à étudier les phénomènes météorologiques avant de m’intéresser pleinement à l’entrepreneuriat à l’âge adulte.

À aucun moment j’aurais pu prévoir à l’avance ce qu’allait être ma prochaine passion. Et même si vous m’aviez dit il y a cinq ans je serais un jour passionné par la psychologie, je ne vous aurais pas pris au sérieux. Pourtant ce sujet est désormais au coeur de mon métier.

On dirait donc que la passion est quelque chose qui vous tombe dessus et qui semble impossible à prédire.

La science va d’ailleurs dans ce sens puisque Daniel Gilbert, professeur de psychologie à Harvard, a montré que nous sommes très mauvais pour prédire si quelque chose va nous rendre heureux ou pas.

Vous pouvez donc relâcher la pression si vous vous dites en ce moment “mais moi j’aime plein de choses, je n’ai pas vraiment de passion comme toi etc.”. Parce que la passion vient en marchant.

Si vous voulez donc maximiser vos chances de tomber un jour sur un métier passionnant, Benjamin Todd recommande plutôt de passer du temps à chercher un métier où :

  1. Vous êtes doué•e (votre talent !)
  2. Vous participez au bien commun
  3. Vous sentez que vous êtes pleinement engagé•e
  4. Vous avez des collègues qui vous soutiennent
  5. Vous n’avez pas de contraintes pratiques majeures (trajet, salaire injuste)
  6. Vous sentez qu’il colle avec votre vie personnelle

Je reconnais que cette liste est longue et exigeante. Mais finalement, le jeu n’en vaut-il pas la chandelle ?